Ici figurent des passages de romans de j'aime tout particulièrement.
Parce qu'ils sont beaux et magiques ou parce qu'ils me font rire...
Qu'ils soient écrits par Emily Brontë ou Roald Dahl.
J'aurai aimé recopier ici des textes écrits par Yoko Ogawa, Paul Auster ou Daniel Pennac, mais je n'aurais plus eu de place !
Oh ! Et puis ceux de Jane Austen, Cecelia Ahern et Jean Anouilh !
Il a donc fallut que je choisisse...
Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul.
Lo-lee-ta : the tip of the tongue taking a trip of three steps
Down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta.
She was Lo, plain Lo, in the morning, standing four feet ten in
one sock. She was Lola in slacks. She was Dolly at school.
She was Dolores on the dotted line. But in my arms she was always Lolita.Lolita de Vladimir Nabokov * * *
Bizarrement, la mer paraissait très loin, plus qu'avant, quand j'étais encore dans les arbres. Je songeai à la température de l'eau en grimaçant. Mais bon,ça n'allait pas m'arrêter. Les rafales violentes, maintenant, et la pluie me fouettait en tournoyant. J'avançais jusqu'au bord, en gardant les yeux fixés sur le vide qui s'étalait devant moi. Je tâtonnai du pied, à l'aveugle, jusqu'à deviner l'endroit où la roche le cédait au néant. J'inspirai profondément, retins mon souffle, attendis.
<< Bella. >>
En souriant, j'exhalai.
- Oui ?
Je n'avais pas répondu tout fort, par peur que le son ne détruise la splendide illusion. Il semblait si réel, si proche.Ce n'étais que quand il me grondait comme ça que je retrouvais la vraie mémoire de ses intonations, la texture velouté et mélodieuse qui n'appartenait qu'à la plus parfaite des voix.
<< Ne fais pas ça >>, me supplia-t-il.
- Tu voulais que je sois humaine. Eh bien, regarde.
<< Je t'en prie. Pour moi. >>
- C'est la seule façon que j'ai trouvée pour que tu acceptes de rester avec moi.
<< S'il te plaît. >>
Ce n'étais qu'un chuchotes dans les tourbillons de la pluie qui ébouriffaient mes cheveux et trempaient mes vêtements, me mouillant autant que si j'avais déjà sauté. Je tanguai sur la paume de mes pieds.
<< Non, Bella ! >>
Il était en colère, à présent, et cette colère était si belle ! Je souris, levai les bras comme pour plonger, offrant mon visage à l'averse. Je me penchai en avant, m'accroupissant pour avoir plus de ressort... et me jetai du haut de la falaise. Tentation de Stephenie Meyer* * *
Père et mère sont gens bien curieux. Même lorque leurs rejetons sont les pires des poisons inimaginables, ils persistent à les trouver merveilleux. Certians parents vont plus loin : l'adoration les aveugle à tel point qu'ils arrivent à se persuader du génie de leur progéniture. Mais, après tout, quel mal à cela ? Ainsi va le monde.
Mathilda de Roald Dahl* * *
« Hermione !
- Harry, you are a great wizard you know.
- I'm not as good as you, said Harry, very embarrassed, as she let go of him.
- Me ! said Hermione. Books! And cleverness! There are more important things – friendship & bravery – and – oh Harry – be careful! »
Harry Potter and the philosopher's stone de J.K. Rowling* * *
« Catherine Earnshaw, puissiez-vous ne pas connaître le repos aussi longtemps que je vivrai ! Vous avez dit que je vous avais tuée... Revenez pour me hanter alors ! Les victimes hantent leur meurtrier et je sais que des fantômes ont erré sur la terre. Restez toujours auprès de moi... prenez la forme que vous voudrez... rendez-moi fou ! Seulement ne me laissez pas seul dans cet abîme où je ne peux vous trouver ! Oh ! Dieu, c'est indicible ! Je ne peux vivre sans ma vie ! Je ne peux vivre sans mon âme ! » Les hauts de Hurlevent (p202) d'Emily Brontë* * *
« - Ma chère Hortense, lui avait dit Gary un jour qu'ils descendaient Oxford Street, tu devrais aller de faire psychanalyser, tu es un monstre.
- Parce que je dis ce que je pense ?
- Parce que tu oses penser ce que tu penses !
Hors de question, je perdrais ma créativité. Je ne veux pas devenir normale, je veux être une névrosée géniale comme Mademoiselle Chanel ! Tu crois qu'elle s'est fait psychanalyser, elle !
- Je n'en sais rien, mais je vais me renseigner.
- J'ai des défauts, je les connais, je les comprends et je me pardonne. Un point, c'est tout. Quand tu ne triches pas avec toi-même, tu as des réponses à tout. Ce sont les gens qui se racontent des histoires qui vont chez les psy, moi, je m'assume. Je m'aime. Je trouve que je suis une fille formidable, belle, intelligente, douée. Pas la peine de faire des efforts pour plaire aux autres.
- C'est bien ce que je disais : tu es un monstre.
- Je peux te dire un truc, Gary, j'ai tellement vu ma mère se faire entuber que je me suis juré d'entuber le monde entier avant qu'on ne touche à un seul de mes cheveux.
- Ta mère est une sainte qui ne mérite pas d'avoir une fille comme toi.
- Une sainte qui m'a fait prendre en horreur la bonté et la charité ! Elle m'a servi de psy à l'envers : elle m'a conforté dans mes névroses. Je l'en remercie d'ailleurs, ce n'est qu'en s'affirmant différente, résolument différente et débarrassée de tous les bons sentiments, qu'on réussit.
- On réussit quoi, Hortense ?
- On avance, on ne perd pas de temps, on s'affranchit, on règne, on fait ce qu'on veut en gagnant plein d'argent. Comme Mademoiselle Chanel, je te dis. Quand j'aurai réussi, je deviendrai humaine, ça deviendra un hobby, une occupation délicieuse. »La valse lente des tortues (p94) de Katherine Pancol